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    Créé en 2012, le festival international de film sur les droits de l’homme (FIFFIDHO) se tient chaque année à Niamey en vue de contribuer à la promotion des droits humains et des libertés fondamentales à travers le cinéma.

    Depuis la 4ème édition en 2016, le FIFIDHO est désormais devenu non seulement un festival biannuel, mais également un festival à compétition.

    Il se déroule en deux phases :

    1-    La phase festival, 

    La première phase regroupera à Niamey (cinq jours durant) des participants venus de toutes parts (partenaires, producteurs, réalisateurs, distributeurs, conférenciers, formateurs, sponsors, diffuseurs, etc.) autour d’un certain nombre d’activités (projections de films, débats, formations, conférences, échanges d’expériences, sensibilisation, expositions, etc.)

    1-    La deuxième phase consiste à l’organisation d’une caravane de sensibilisation dans les villages, les centres éducatifs, les maisons d’arrêt et dans les places publiques sous des thématiques bien précises, (Droit de l’enfant, pratiques traditionnelles néfastes, la démocratie, la bonne gouvernance, etc.)

    La cinquième édition est prévue du 21 au 25 novembre 2018 à Niamey sous le thème : « Jeunesse et migration »

          II.            CONTEXTE ET JUSTIFICATION

    Depuis un certain temps, les autorités du Niger ont mis en place des grands chantiers en faveur de la relance d u cinéma nigérien, dont entre autres, l’adoption de textes législatifs et réglementaires ayant conduit à la création du centre national de la cinématographie du Niger (CNCN) et l’agence de promotion des entreprises et industries culturelles.

    Le monde cinématographique nigérien était tombé dans un coma profond depuis la disparition de Jean Rouch et de Oumarou Ganda (pionniers du cinéma nigérien).

    Les grandes manifestations cinématographiques se font aujourd'hui rares, voire inexistantes (Rencontre du cinéma africain, le festival du film de l’environnement et de l’eau, la semaine Oumarou Ganda, etc.), et les salles de cinéma se ferment les unes après les autres (une seule salle de cinéma existe encore au Niger, le studio Jangorzo).

    Aujourd’hui, force est de constater qu’il n’existe au Niger aucun festival cinématographique et ou vidéographique qui pourra contribuer à promouvoir les droits humains et les libertés fondamentales à travers la diffusion de films engagés.

    C’est pour cette raison que j’ai décidé d’apporter ma contribution (aussi modeste soit-elle) à l’effort de la relance du cinéma nigérien en créant ici à Niamey, le Festival International de Films sur les Droits de l’Homme (FIFIDHO).

    Au vu des messages véhiculés à travers les films projetés pendant le festival, FIFIDHO se veut être un outil de sensibilisation et de mobilisation sociale, c'est-à-dire un véritable outil de communication pour le développement dans le domaine des Droits de l’Homme.

    Il jette un regard critique sur l’Afrique postindépendance, notamment sur les comportements « des plus forts » sur « les plus faibles » à travers les violations répétées des Droits de l’Homme, et tente de répondre à d’innombrables questions d’ordre socioéconomique, politique et culturel :

    -         Qu’est-ce que l’Afrique et les Africains ont fait de leurs indépendances ?

    -         Les Indépendances ont-elles apporté un changement de comportement en faveur du respect des Droits de l’Homme en Afrique ?

    -         Le respect des Droits de l’Homme, peut-il trouver une place dans nos mœurs ?

    Sur le terrain, la réalité est tout autre…

    Les Droits de l’Homme sont toujours bafoués alors même que tous les peuples, aussi « primitifs soient-ils » aspirent au bien-être, au respect des valeurs les plus humainement simples qui puissent exister (Droit de l’enfant, droit de la femme, droit à la sécurité, droit à la bonne gouvernance, droit à l’éducation, au mariage désiré et accepté, à un environnement sain, etc.), bref, le Droit au  bonheur tout court.

    Aujourd’hui, l’Afrique traine encore les pas ; le respect de ces valeurs est loin de faire partie de nos pratiques quotidiennes. Pour bon nombre de nos pays africains, l’expression « Droits de l’Homme » est vide de sens et dépourvue de toute valeur, alors même que les africains se sont battus corps et âmes pour accéder à l’Indépendance, pensant fort que c’est le chemin qui mène droit au bonheur et à toutes les libertés fondamentales.

    C’est pour cette raison que des institutions, organismes, ONG, associations et bien d’autres structures internationales ou locales s’investissent sans ménagement aucune dans la communication pour le développement en faveur d’un changement de comportement. Malgré la multiplicité des actions de  sensibilisation menées sur le terrain, le résultat reste très loin d’être celui escompté.

    Il y a donc lieu de songer à une autre forme de sensibilisation qui ne sera pas juste une « action ponctuelle » qui a toutes les malchances d’être oubliées très tôt, une action forte et dynamique qui agit directement sur les consciences des peuples : le cinéma.

    Ce dernier reste et demeure le moyen le plus efficace pour atteindre cet objectif, il peut ainsi être non seulement un puissant et redoutable moyen de sensibilisation pour un changement de comportement, mais aussi un moyen de « modélisation » pour un changement de mentalité.

    FIFIDHO se veut être un festival dénonciateur de tous les abus perpétrés par « les plus forts » sur « les plus faibles » à travers les violences portées sur ces derniers (lutte contre les violences faites aux femmes, les abus et exploitations des enfants, le mariage précoce et pratiques traditionnelles néfastes, etc.).

    FIFIDHO est aussi un festival engagé, c'est-à-dire qui incite à une prise de conscience panafricaine de tous ces abus que nous, africains, perpétrons nous-mêmes sur nos propres frères africains.

    FIFIDHO est enfin et surtout un festival de portée pédagogique dans un élan commun de changement de comportement à tous les niveaux.

     

      III.            OBJECTIFS

    Le FIFIDHO a pour objectifs :

    Objectif global

     

    ·        Promouvoir les droits humains et leur protection à travers le cinéma

     

    Objectifs spécifiques

     

    1.     Contribuer à la renaissance du cinéma nigérien,

    2.     Contribuer à une prise de conscience panafricaine dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux minorités et aux plus faibles.

    3.     Créer un cadre de rencontre et d’échange entre professionnels, amateurs et partenaires du cinéma,

    4.     Renforcer les capacités des professionnels du cinéma sur le rôle de ces derniers dans la promotion des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

    5.     Contribuer à la consolidation de la démocratie par la promotion et la protection des droits civils, sociaux, politiques, et citoyens. 

    6.     Contribuer à une prise de conscience des populations sur les conséquences de l’immigration clandestine illégale.

    7.     Contribuer à lutter contre le trafic des personnes.

    8.     Contribuer à développer les réflexes d’indignation, de non acceptation et de dénonciation de toute forme d’injustice, d’oppression ou autres manœuvres liberticides.

    9.     Contribuer à promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance dans nos états.

    10.           Contribuer à promouvoir l’état de droit et la liberté d’expression.


      IV.            RESULTATS ATTENDUS

     

    -         Les droits de l’homme ont été au cœur de tous les débats pendant toute la période que durera le festival,

    -         L’opinion Nigérienne est édifiée sur l’importance de la protection des droits de l’homme,

    -         Des conférences et débats ont été réalisés sur des thèmes en rapport avec le phénomène de la migration,

    -         Bon nombre des jeunes ont été édifiés sur le danger de la migration illégale.

    -         Des journalistes ont été formés sur la critique cinématographique et sur le phénomène de la migration,

    -         Les populations rurales ont été sensibilisées sur les risques et le danger de la migration clandestine,

    -         Les pratiques traditionnelles néfastes ont fait l’objet de critiques sérieuses et d’incitation à leur abandon pur et simple (exemple : l’esclavage, l’excision, gavage, mariage forcé, mariage précoce, etc.).

     

        V.            EDITIONS PRECEDENTES

    De sa création à cette date, le festival international de film sur les droits de l’homme a connu quatre éditions sous des thèmes riches et variés :

     

    Année

    Thème

    2012

    Le cinéma, vecteur de changement

    2013

    La femme, force motrice du développement

    2014

    L’autonomisation de la personne en situation de handicap

    2015

    La gouvernance africaine; quels chefs d’états pour une Afrique émergeante?

     

      VI.            5EME EDITION

    La particularité de la cinquième édition réside dans sa forme et dans son fond :

    1.     Il se déroule en deux phases (phase festival et phase itinérante)

    2.     Il est compétitif et rend hommage aux illustres cinéastes nigériens qui ont marqué de leurs empreintes le cinéma nigérien et africain, notamment ; Damouré Zika, Zalika Souleye et Djingarey Mayga.

    A cet effet un appel à candidature pour la compétition officielle est déjà lancé dans les catégories ci-après : 

    1.     Le grand prix fiction Long métrage (Martin Lutter King)

    Durée du film : 60mn et plus

    2.     Le Prix long métrage documentaire (prix Jeans Rouch)

    Durée du film : 60mn et plus

    3.     Le prix fiction court métrage (Prix Damouré Zika)

    Durée du film : de 1mn à 35 mn.

    4.     Le Prix court métrage documentaire (Prix Zalika Souley)

    Durée du film : de 1mn à 35 mn.

    5.  Prix films d’écoles de cinéma, fiction et documentaire

    Durée de 1mn  à 26mn. 

    6.  Prix du meilleur réalisateur (Prix Djingarey Mayga)

     

    VII.            ACTIVITES PROGRAMMEES

    Activités

    Lieux

    Description

    Projections de films suivies de débat

    -         CCOG

    -         Palais des congrès

    -         Canal olympia

    -         Université

    -         Ecoles supérieures

    -         Quartiers périphériques

    -         Centres des jeunes

    Les entrées sont gratuites

    Les projections se déroulent en présence des réalisateurs.

    Débat après projection

    Conférence sur le thème du festival « Jeunesse et migration »

    -         Université Abdou Moumouni de Niamey

    Au profit des jeunes et en collaboration avec le conseil national de la jeunesse.

    Formation sur la critique cinématographique

    Maison de la presse

    Au profit de journalistes des agences de presse

    Formation sur le maquillage en cinéma et le body painting

    CCOG

    Au profit des maquilleurs et dessinateurs. Une première au Niger

    Concert musical

    Palais des congrès

    Avec des artistes Nigériens

    Campagne de sensibilisation en milieu rural sur le thème du festival (Jeunesse et migration) par projection de film suivi de débat.

    Dans les villages de la région de Tillabéry.

    Dans les camps de réfugiés.

    Avec l’appui des chefs de cantons et chefs de villages